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Mettre en location votre appartement meublé à Bruxelles : bonne ou mauvaise idée ?

Vos futurs locataires

Avant de mettre votre appartement meublé en location, la première question à se poser est celle-ci : quel est votre public cible ? Selon notre expérience dans l’immobilier à Etterbeek et Bruxelles-Centre, nous avons remarqué que 90% des personnes qui louent un appartement ou studio meublé sont des expatriés, en mission à Bruxelles pour un à trois ans. « Qu’ils soient seul, en couple ou en famille, les expats recherchent principalement un logement meublé à Bruxelles, dans lequel ils pourront poser leurs valises et se sentir directement comme à la maison. » nous précise Christopher Byl, conseiller immobilier en location chez Hermanns Real Estate.

Mais un autre public est également à la recherche d’appartements meublés : les jeunes divorcés. Ils viennent de traverser une séparation parfois difficile, et ils n’ont pas la tête à chercher de nouveaux meubles. Ils ont seulement besoin d’un logement prêt à les recevoir, le temps de se retourner et d’acheter un appartement ou une maison dans l’année suivante.

L’importance de la localisation

Si vous êtes propriétaire d’un bien à louer dans le centre de Bruxelles, le meubler peut s’avérer rentable pour vous. En effet, en étant à proximité d’institutions européennes, d’entreprises internationales ou encore d’hôpitaux, vous pourrez toucher le public adéquat.

Au cœur de la capitale européenne, se trouvent également des locataires qui recherchent un lieu 4 jours par semaine et non le weekend. Ils auront alors besoin d’un logement meublé pour réduire au maximum l’investissement. Cependant, si votre bien se situe plutôt en périphérie ou dans une commune plus éloignée, nous vous déconseillons d’opter pour la location meublée, qui pourrait vous freiner pour trouver des locataires.

À partir de quand considère-t-on un appartement comme meublé ?

Pour pouvoir utiliser l’expression « logement meublé » sur votre annonce de mise en location, vous devez fournir, à titre d’exemple, environ 10.000 € de mobilier pour un appartement 2 chambres. Il faudra également prévoir les casseroles et autres ustensiles de cuisine, ou encore la literie, l’aspirateur, etc. « Il existe différents types de biens meublés, mais les expats que nous rencontrons à Bruxelles cherchent majoritairement le package complet, qui contient le mobilier, mais aussi les charges, la connexion internet, etc. » ajoute Christopher Byl.

Attention toutefois : certains propriétaires utilisent leur appartement à louer comme garde-meubles, et y placent dès lors du mobilier ancien ou hétéroclite, ce qui ne crée pas une plus-value pour le bien. Les locataires sont plutôt à la recherche d’un logement meublé moderne et contemporain, dans lequel ils se sentiront bien. Évitez donc cette technique et préférez une décoration scandinave, minimaliste ou colorée

Les inconvénients

L’entretien et le vide locatif

Si vous louez votre appartement avec du mobilier, cela nécessitera un suivi plus conséquent qu’avec un logement non meublé. En effet, dès la fin du bail, vous devrez vérifier que tous les meubles sont encore en état pour le prochain preneur, et remplacer les éléments abîmés. Pour pouvoir garder une trace officielle de l’état du mobilier à l’entrée du locataire, pensez donc à intégrer les meubles dans l’état des lieux !

En vous adressant à un public qui recherche un bail de courte durée, vous risquez également un vide locatif plus fréquent qu’avec un appartement non meublé. En effet, dès le départ de votre locataire, vous devrez parfois remettre le bien en état, et donc le laisser vide pendant un à deux mois. Dans la même optique, la rotation entre vos locataires sera plus fréquente.

La fiscalité

En tant que propriétaire, vous avez l’obligation de déclarer la location du mobilier en complément du bien immobilier. Sur le bail, vous avez deux possibilités : préciser un montant global, qui reprend la location du bien et du mobilier, ou segmenter le montant en deux loyers – celui relatif à l’appartement et celui qui concerne les meubles.

Dans la première situation, l’administration fiscale considère automatiquement que 40% du montant global équivaut à la location des meubles, alors que dans la seconde, vous pouvez préciser la somme que vous souhaitez recevoir chaque mois pour la mise à disposition de votre mobilier. Dans ce cas, nous vous conseillons de calculer environ 10% du loyer total.

Le taux d’imposition actuel sur la location de mobilier étant de 30%, vous avez la possibilité, en tant qu’indépendant ou société, de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50% qui sera repris dans vos frais professionnels. L’impôt complémentaire à payer sur la mise à disposition des meubles sera alors de 15%.

Les avantages

Un loyer plus élevé

Si les inconvénients semblent nombreux, la mise en location de votre appartement meublé présente toutefois différents avantages. Avant toute chose, en meublant votre bien, vous pourrez fixer un loyer plus élevé en comparaison au même type de bien non meublé. Selon le standing du mobilier et du logement, vous pourrez augmenter vos rentrées mensuelles jusqu’à 20%.

Appartement vite loué et rentabilisé

Afin de pouvoir commencer leur mission dans les temps, les expatriés qui recherchent un logement meublé à Bruxelles sont plus enclins à louer rapidement. Votre bien meublé sera donc vite occupé en comparaison à un bien classique. De plus, en louant votre bien meublé à un représentant d’une institution européenne ou d’une entreprise internationale – ambassadeurs, CEO, administrateurs, chefs de projets, etc. – , le bail peut être reconduit automatiquement car celle-ci se charge de trouver de nouveaux locataires (la personne qui quitte son poste laisse son logement à son successeur).

Vous êtes propriétaire et avez, vous aussi, le projet de vous expatrier pour quelques années ? La mise en location de votre appartement meublé vous évitera les frais liés à la location d’un garde-meubles, et vous évitera aussi de devoir déménager votre mobilier pour le réinstaller quelques années plus tard. En complément, vous bénéficiez d’une rentrée mensuelle qui vous permet de continuer à payer votre prêt immobilier, et vous retrouvez votre appartement une fois votre mission à l’étranger terminée.

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L’immeuble de rapport attire de plus en plus d’investisseurs à Bruxelles. Promesse de rendement, diversification des loyers, valorisation sur le long terme… sur le papier, tout semble réuni pour en faire un investissement idéal. Mais derrière cette notion se cache une réalité bien plus complexe, notamment dans une ville comme Bruxelles où les règles urbanistiques sont strictes et les situations parfois ambiguës. Avant de se lancer, il est essentiel de bien comprendre ce qu’est réellement un immeuble de rapport, ses avantages, mais aussi ses pièges. Amaury Hermanns, fondateur de Hermanns Real Estate, nous explique les opportunités et les risques d’investissement dans les immeubles de rapport. Un immeuble de rapport, qu’est-ce que c’est ? Un immeuble de rapport est un bien immobilier composé de plusieurs unités distinctes reconnues officiellement. Il peut s’agir de plusieurs appartements, mais aussi d’un mélange d’usages : logements, bureaux, commerces ou ateliers. On distingue généralement trois types d’immeubles de rapport : les immeubles résidentiels classiques avec plusieurs appartements, les immeubles mixtes, avec un rez-de-chaussée commercial et des logements aux étages, les immeubles professionnels ou industriels, composés uniquement de bureaux ou d’ateliers. À Bruxelles, une confusion est fréquente. De nombreuses maisons unifamiliales ont été transformées en plusieurs logements à la fin du siècle dernier, mais sans reconnaissance urbanistique officielle. On parle alors de maison de rapport locatif, mais pas d’immeuble de rapport au sens strict. Cette nuance est fondamentale, car elle peut avoir des conséquences importantes lors d’un achat ou d’une revente. Une réalité bruxelloise : l’importance de la conformité urbanistique À Bruxelles, et notamment à Etterbeek, les autorités sont de plus en plus attentives à la division des biens immobiliers. Un immeuble de rapport doit être reconnu comme tel à l’urbanisme, avec un nombre d’unités officiellement enregistré. Ce point est essentiel. Un bien divisé “dans les faits” mais non reconnu peut représenter un risque administratif important. Un premier indicateur simple consiste à vérifier que chaque unité dispose de ses propres compteurs : eau, gaz, électricité. Cela permet déjà de confirmer que la division a été pensée correctement. Mais ce n’est pas suffisant. Certains propriétaires ont aménagé des combles ou des caves en logements sans les faire reconnaître. Officiellement, ces espaces restent des greniers ou des caves, même s’ils sont occupés. Un autre élément clé est l’historique des locations. Il est parfois possible de remonter les baux jusqu’aux années 90 afin de démontrer l’existence de plusieurs unités. Cela permet d’éviter les situations problématiques, notamment les logements précaires ou non conformes, souvent associés à ce que l’on appelle des “marchands de sommeil”. Les pièges classiques des immeubles de rapport Investir dans un immeuble de rapport peut être très rentable, mais certains pièges sont fréquents et, pourtant, facile à éviter. Le premier concerne le découpage du bien. Un immeuble mal divisé, avec des surfaces incohérentes ou des espaces peu fonctionnels, aura plus de difficulté à se louer ou à se revendre. Ensuite, il est risqué de se fier uniquement aux renseignements urbanistiques ou à un ancien acte d’achat. Jusqu’à la fin des années 90, certaines informations étaient reprises sans vérification systématique. Aujourd’hui, un bien présenté comme immeuble de rapport dans un acte notarié n’est pas forcément reconnu comme tel par l’administration. Certains points doivent immédiatement attirer votre attention lors d’une visite :la hauteur sous plafond, la présence de fenêtres, la luminosité naturelle ou encore la qualité globale de l’aménagement. Ces éléments permettent rapidement de détecter si un logement est réellement habitable et conforme. Une division qui ne s’improvise pas Créer ou régulariser un immeuble de rapport ne se fait pas à la légère. Cela implique l’intervention de plusieurs professionnels, notamment un géomètre pour établir un acte de base. Ce travail permet de structurer juridiquement le bien, mais aussi d’optimiser les surfaces. Une bonne division peut augmenter la valeur globale de l’immeuble et améliorer son rendement locatif. En tant que propriétaire, votre relation avec les locataires est également un élément clé. Un immeuble occupé peut être plus difficile à vendre si les locataires refusent les visites. Maintenir un bon contact est donc essentiel pour garantir une commercialisation fluide. Un investissement attractif sur le plan fiscal L’un des grands avantages de l’immeuble de rapport en Belgique réside dans sa fiscalité. 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Pourquoi investir dans un immeuble de rapport à Etterbeek ? Investir dans un immeuble de rapport à Etterbeek présente de nombreux avantages. La commune bénéficie d’un excellent équilibre entre accessibilité, qualité de vie et attractivité économique. La proximité des institutions européennes attire des locataires solvables, notamment des fonctionnaires internationaux. On y retrouve une forte demande pour des appartements deux chambres, mais aussi pour des studios et des logements une chambre, très prisés par les jeunes actifs et les étudiants. Les biens de grande taille, au-delà de deux chambres, sont plus rares et parfois moins recherchés dans une logique d’investissement locatif. À l’inverse, les petites unités permettent un turnover plus rapide et une gestion plus flexible. Notre service d’immeuble de rapport à Etterbeek Le rôle du PEB dans un immeuble de rapport Chaque unité d’un immeuble de rapport doit disposer de son propre certificat PEB. C’est un point de plus en plus important pour les locataires comme pour les investisseurs. L’avantage d’un immeuble complet est que vous pouvez intervenir globalement sur le bâtiment : isolation de la toiture, remplacement des châssis, installation de panneaux photovoltaïques. Ces améliorations bénéficient à l’ensemble des unités. Certaines contraintes existent toutefois, notamment pour les façades classées, fréquentes à Bruxelles, qui limitent les possibilités de transformation. Un investissement puissant, à condition d’être bien accompagné L’immeuble de rapport reste l’un des investissements immobiliers les plus intéressants à Bruxelles. Mais il demande une analyse rigoureuse, une bonne compréhension des règles urbanistiques et une vision à long terme. Bien maîtrisé, il permet de générer des revenus réguliers, de valoriser un patrimoine et de sécuriser son investissement. Mal anticipé, il peut en revanche devenir une source de complications. 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